Le scrub est-il efficace ?



Effet de style ou véritable atout technique ? Le scrub fait partie du pilotage moderne et de nombreux pilotes l’utilisent. Quelle est sa véritable efficacité ? Jeremy McGrath et Josh Grant se sont penchés sur la question avec l’aide de la télémétrie.

Le scrub, c’est quoi ?

Si on retrouve des traces de ce geste à partir des années 90, la technique a vraiment été travaillée et poussée à son maximum par James Stewart, à partir du début des 2000. Le principe est simple, en théorie : annuler l’effet de rebond des suspensions pour monter moins haut sur un saut. Pour ce faire, il faut coucher la moto et faire glisser les roues dans l’appel du saut. Le but étant de pouvoir arriver avec plus de vitesse sur le saut, de monter moins haut et donc, de perdre moins de temps dans les airs. En pratique, cette technique demande une grande maîtrise technique pour être efficace. D’ailleurs, comment quantifier son efficacité de manière précise ? Josh Grant et Jeremy McGrath ont fait l’expérience avec l’aide d’un système GPS qui se place sur le casque du pilote. Les résultats sont assez bluffants.

LES CHIFFRES

Josh Grant a testé l’efficacité du scrub sur deux sauts. Le premier est un petit double en sortie de virage, le second est un triple de 85 ft (26m) de long.

Double : 

Vitesse d’approche : 21.7 mph (35 km/h) sans scrub, 23 mph (37 km/h) avec scrub

Hauteur : 8.2 ft (2m43) sans scrub, 7.6 ft (2m13) avec scrub

Gain : 0.2 secondes.

Triple : 

Hauteur : 21 ft (6m40) sans scrub, 15,4 ft (4m69) avec scrub

Distance : 87,5 ft (27m) sans scrub, 79,3 ft (24m) avec scrub.

Temps passé en l’air : 1,75 secondes avec scrub, 2,05 secondes sans scrub

Gain : 0.3 secondes

Gain estimé sur un tour : 3,32 secondes

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