Sherco 2.9

Sherco 2.9


Le Sherco 2.9 n’a pas de vices cachés. Attention quand même, selon l’essence utilisée, les roulements de vilebrequin peuvent s’avérer fragiles.

Ce qu’on en disait…
En 2004 : le moteur est souple, coffreux, puissant, le tout associé à un embrayage précis et progressif qui permet de garder la seconde dans la plupart des situations. La partie-cycle a des lacunes dans les marches, l’arrière-train manque de fermeté.
2005 : le moteur est très rond. Il est aussi facile qu’amusant, que l’on soit expert ou débutant. La partie-cycle est très dynamique. Elle a agréablement surpris par son comportement très sain sur le gras, malgré un arrière-train manquant un peu de précision.
En 2006 : le Sherco est très souple, il possède des bas et mi-régimes très performants, très agréables pour un débutant, sans pour autant manquer de puissance. Elle est maniable sur les déplacements à l’arrêt. L’amortisseur manque parfois de progressivité, il pousse en haut d’une marche et l’équilibre avant/arrière n’est pas toujours très convaincant.
En 2007 : Sans rien avoir de grisant, le Sherco est à l’aise partout. Même si côté force, il est bien loti, il a moins de caractère que certains. Niveau douceur, une majorité ne peut qu’apprécier sa facilité d’utilisation et son côté moins sensible aux imprécisions du pilote, un moteur à la portée du plus grand nombre. Côté partie-cycle, la position est agréable et elle est facile à placer en virage. Elle se déplace aisément, seules les suspensions manquent parfois de précision en fin de course et peuvent faire dévier de la trajectoire. Sinon, l’équilibre est parfait et sa facilité d’accès est un atout important.

L’AVIS DU TECHNICIEN
Philippe de KM Moto à Nîmes (30) – 04 66 28 88 00

« En 2004 et 2005, il y a eu des défauts au niveau du plateau d’allumage. Ça n’a pas été le cas de toutes les motos, c’était un peu aléatoire mais de tout de façon ça a été pris sous garantie. Sur la Sherco, les roulements de vilebrequin sont assez fragiles, il est très important de la faire rouler à l’essence sans plomb 98, il faut se renseigner auprès du propriétaire. S’il y a un problème, on l’entend facilement moteur en route. C’est le cas surtout sur des motos qui ont au moins deux, trois ans et qui ont des heures. Autrement les joints spis de fourche sont assez fragiles, à contrôler. Le silencieux d’échappement n’est pas démontable, il n’y a pas de cartouche de rechange et si l’ancien propriétaire graissait trop son mélange (+ de 2 %), il s’encrasse rapidement et peut se boucher. On le remarque facilement par un bruit très désagréable, l’échappement ne fait plus caisse de résonance. En 2006, il y a eu quelques soucis avec l’amortisseur qui devenait rapidement pompe à vélo, le problème a été résolu pour cette année. À part ça dans l’ensemble, la 2.9 est une bonne moto. »

Les essais : 2004 : MV 356 C – 2005 : MV 368 C – 2006 : MV 381 – 2007 : MV 392 C

Caractéristiques : monocylindre 2T à refroidissement liquide – Alésage x course : 76 x 60 mm – Cylindrée : 272 cm3 – Alimentation : carburateur Dell’Orto PHBL Ø 26 mm – Démarrage : kick – Boîte : 5 rapports – Cadre : périmétrique en acier – Fourche : Païoli Ø 38 mm, déb. 170 mm – Amortisseur : Ollé, déb. 175 mm – Disques AV/AR : Ø 185/145 mm – Empattement/garde au sol : 1 322/305 mm – Hauteur de selle : 625 mm – Poids vérifié tous pleins faits : 73 kg – Réservoir : 2,5 litres

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