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Vidéo : Qui est Eli Tomac ?

Eli Tomac a 13 ans à gauche puis à 17 ans en 2010 à droite. © Stéphan Legrand
En s'imposant à Hangtown alors qu'il participait à sa première course chez les pros, Eli Tomac a crée une véritable surprise. Qui est ce jeune pilote de 17 ans au pilotage généreux et agressif ? Mx Magazine l'avait rencontré en 2006, chez ses parents, dans le Colorado il y a quatre ans alors qu'il n'était qu'un gamin passionné de motocross. Voici quelques extraits de l'article.
Au bout du chemin en terre, il est impossible de se tromper d’endroit. En haut de l’immense porte en fer forgé le nom Tomac accueille les visiteurs dans le ranch familial situé à 20 km de la petite ville de Cortez dans le Colorado. Dans le garage, Eli Tomac s’apprête à rouler. Le visage poupin, le regard rigoleur, un tant soit peu moqueur, rien ne le distingue d’un autre garçon de son âge. La joie de vivre se lit dans ses yeux. Un peu plus aujourd’hui que les autres jours de la semaine car Eli est dispensé d’école. Un journaliste français est venu de Las Vegas pour l’interviewer. A 13 ans, le petit pilote Suzuki écume les courses nationales et gagne presque tout sur son passage. Fils du multi champion du monde de VTT, John Tomac (lire ci-dessous), il suit les traces de son père dans un sport radicalement différent mais aux similitudes frappantes. (...) Sur son 85 cm3, Eli traverse le champ entre les vaches pour rejoindre le terrain de motocross. Papa le suit de près sur son quad, « il ne roule jamais seul, c’est la règle ». Sur ses terres qu’il a achetées il y a dix ans avec ses gains de champion, John a crée un circuit de cross qui n’en finit pas. « Eli fait le grand tour en 5 minutes et quelques ». Le moteur deux temps rugit entre les montagnes, le paysage est magnifique et digne d’un film de cow-boy. (...)
Pilote amateur au rythme de vie d’un pro
Au guidon de sa Suzuki, le petit bout de chou, habillé de pied en cap par ses sponsors, ressemble à ses aînés et possède les mêmes réflexes comme si la vie de pilote professionnel n’était pas si loin. « Tu veux que je repasse encore une fois pour la photo ? ». Eli doit pourtant encore patienter trois ans avant de participer à sa première course parmi les pros. « Je sais maintenant que je vais devenir un pilote professionnel un jour, confie t-il. Je suis le plus rapide dans ma classe d’âge même si je ne gagne pas à tous les coups. Si je deviens pro un jour, les autres le deviendront aussi comme Blake Wharton, Terren O’Dell ou Justin Barcia. Je sais que c’est une vie difficile, j’ai vu Ricky à l’entraînement chez lui en Floride, il travaille dur. Je suis prêt à faire ça, j’ai envie de gagner plein de championnats, en 125 cm3 et en 250 cm3 comme Ricky. Ca serait vraiment super ! ». En attendant, l’apprenti champion mène la vie d’un jeune garçon normal qui se lève tous les jours à 5h15 pour attraper le bus scolaire à 6h30. Parfois il manque les cours pendant de longues semaines mais tient à rattraper son retard à chaque fois (...). Après sa journée de classe, il enfile ses bottes et son casque. John n’est jamais bien loin, le conseillant et veillant à ce qu’il n’en fasse jamais trop. Quand il ne roule pas, c’est dans la salle de gym qu’il passe du temps parmi les coupes, les médailles et les souvenirs de la carrière de son père. « Mon père a gagné plein de titres de descente et de cross country. Il a été plusieurs fois champion du monde. C’est dingue d’avoir un père comme ça ».
L'école de la passion
De retour dans sa chambre, Eli s’attaque à ses devoirs. Attentivement. Patiemment. Aux murs, les maillots dédicacés par Ricky Carmichael sont en bonne place. Son pilote préféré tient une place spéciale dans son cœur. « Lorsque j’étais tout petit, je regardais les courses de Supercross à la télévision. Je voulais un Yamaha PW 50 et j’en ai eu un pour Noël, j’avais quatre ans. Mon pilote préféré était déjà Carmichael. Quand je suis allé chez lui en Floride, c’était comme un rêve. Un jour je serai comme lui ! ». Timide comme un jeune garçon qui découvre la vie, Eli répond comme il peut aux questions mais en évite d’autres. A 13 ans, on ne se confie pas naturellement, c’est même difficile de raconter sa vie en détail, parler des choses que l’on fait tous les jours naturellement, expliquer pourquoi on roule si vite sur un 85 cm3. Les mots ne viennent pas d’un coup, on hésite, on bafouille, on ne sait pas quoi dire, on est intimidé par la petite machine qui enregistre les moindres mots. En revanche, lorsqu’il s’agit de faire le récit d’une course, les yeux d’Eli se mettent alors toujours à briller. (...) Au milieu des trophées, des médailles et des coupes qu’il a accumulé tout au long de sa jeune carrière, la console de jeu X-Box tient une place particulière quand même. La manette à la main, concentré devant la télé à tenter des sauts de folie en snow-board, Eli Tomac redevient un môme de son âge. Tout simplement.
John Tomac, le papa ex-champion de VTT
Dans son ranch à Cortez dans le Colorado, sous sa casquette et dans ses bottes de cow-boy, John mène la vie d’un papa normal dont le fils est pilote de cross amateur. Il passe son temps à faire de la mécanique, il conduit le mobile home familial pour aller sur les courses, il va sur le terrain avec son fils, il part faire des longues balades en vélo avec lui et veille sur son éducation. Une seule petite chose le distingue des autres. John est un ancien champion du monde de VTT. « Ne me compare surtout pas à Tony Alessi, je suis tout l’opposé » prévient-il. « Je ne fais pas partie de ses papas qui choisissent de faire carrière à travers celle de leur fils. J’ai été six fois champion du monde de VTT, je n’ai pas besoin des victoires d’Eli pour accomplir quelque chose dans ma vie ». Le ton est donné. L’ambiance est relaxe dans la famille Tomac. La recherche de la pilote de cross parfait n’est pas une priorité, le bonheur d’Eli est plus important que tout. « Eli n’a que 13 ans, je ne veux pas en faire une machine, précise John. J’ai vécu le quotidien d’un pilote professionnel de VTT et je sais combien il est difficile d’être compétitif pendant de longues années. Je n’ai pas envie que Eli soit saturé de moto à l’âge de 18 ans. Nous sommes pour l’instant dans une période de transition. Il va toujours à l’école. Il suit un rythme normal même si c’est plus intensif que la vie d’un jeune garçon de son âge. Avec ma femme, nous restons avant tout ses parents et non pas un couple d’entraîneurs. Lorsqu’il sera plus grand, je ne vois pas d’inconvénient à ce qu’il engage quelqu’un pour s’occuper de lui, bien au contraire ». En attendant ce moment, Eli joue sur sa X-Box qu’il s’est payé tout seul comme un grand. « A chaque fois qu’il gagne une course, il touche des bonus de ses sponsors, explique John. Tout est viré sur un compte bloqué. Nous lui donnons $50 par semaine. Il économise et il achète ce qu’il veut. » Avant de se faire un nom dans le monde du cross, Eli s’est déjà fait connaître, malgré lui, dans le monde du vélo. Créateur de la marque de vélo Tomac, son père a nommé un modèle de VTT du prénom de son fils. « Le modèle Tomac Eli est un très bon vélo. A Eli maintenant de prouver qu’il peut se faire un prénom dans le monde du motocross ! ».
Texte et photos par Stéphan Legrand, correspondant Moto Verte aux Etats-Unis.
[25/05/2010]
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TMV :
L'année dernière c'était 16... Le mardi 25 mai 2010 - 13:57cette année 17 et l'année prochaine normalement 18 ans, comme Adam Cianciarulo est très jeune pour lui se sera 18 ans... Mais peut être pas car pas sûr que cette règle tienne vraiment longtemps selon les rumeurs...
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casquapointe :
il est..... Le mardi 25 mai 2010 - 17:38fils de....
fils à....
il est un pilote qui a la gnac, et qui parle de travail à la façon de son idole. Le fric ses parents en ont ok, alors il n'est pas allé vers le soccer pour devenir riche. A treize ans il m'apparait heureux et son père aussi c'est tout ce qui compte. C'est drôle mais je me vois avec mon gamin à travers ces gens, on aime la moto,on aime le vélo et on aime les gens.Mince,on n'a pas de fric, on est riches de plaisir et je souhaite le meilleur au TOMAC même si une partie du chemin est faite.Eli ne dégomme pas CP tout de suite merci.Allez les riders vous m'avez un peu énervé mais c'est pas grave si on n'abuse pas
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ROM1MX1 :
là pour une fois je suis d'accors avec toi Vito Le mardi 25 mai 2010 - 22:22
un exemple qui certes à bien roulé en Espagne c'est le jeune Hugo Dagod il roule aux usa 2 hivers de suite au moins 6courses sans même se qualifier (1/12manches) alors que d'autres moins aisés seraient 7/8 style Soub bon en sx mais pas un radis en trop,courage Soub et tout ceux qui en chient nous les premiers amateurs
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