| Position dans le virage illustrée par Jacky Vimond |
• L’approche du virage se travaille de la même façon que pour l’ovale. Il n’y a que la sortie qui diffère. L’épingle étant plus fermée, la phase d’accélération s’effectue plus tardivement.
• Outre un virage plus fermé, le huit permet de travailler la courbe à droite induisant un freinage sans le frein arrière puisqu’il faut tendre la jambe droite. C’est à ce moment que l’on se rend compte de l’utilité du frein avant dans un virage. Il permet de conserver la trajectoire dans la courbe. On ne relâche le frein avant que lorsque la roue avant a terminé le virage.
• Le huit met aussi en avant le transfert de masse dû au changement d’inclinaison entre la sortie d’un virage à droite et l’entrée d’un virage à gauche (et vice versa). En sortie de virage, il faut appuyer à 70 % sur le repose-pied intérieur et 30 % sur l’extérieur de façon à conserver sa trajectoire. On est debout, jambes tendues et les épaules devant pour une totale maîtrise de la moto. Le changement d’inclinaison s’effectue au croisement des deux lignes au centre, tout en fixant le cône suivant. Le transfert de masse se réalise beaucoup plus rapidement debout qu’assis.
• La progression est visible lorsque le huit est bien dessiné, que les ornières sont bien faites, les virages bien fermés et que les traces se recoupent au centre exact du huit. Si l’entrée et la sortie des ornières se trouvent relativement près du cône, c’est que l’exercice été bien réalisé. Paradoxalement, c’est la vitesse en virage qui permet de tourner près du cône et cela sans accélération.