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La moto verte au tribunal

Le rassemblement organisé en mémoire de Frédéric a permis de réchauffer un peu les cœurs. Photo DR
A Montpellier, le procureur a requis un an de prison avec sursis et 1500 euros d’amende contre le viticulteur qui a posé un câble ayant coûté la vie à l'enduriste Frédéric Federici. Le jugement est mis en délibéré et sera rendu le 21 novembre.
Présent en force au tribunal, le Codever raconte : "L'avocat du prévenu a plaidé que le motard circulait « trop vite ». Les préjugés ont la vie dure, et ne tiennent pas à l’examen des faits. Car, d’une part, l’enquête n’a pas permis de déterminer la vitesse au moment du choc. Et, d’autre part, on n’imagine pas l’enduriste expérimenté qu’était Frédéric rouler vite à cet endroit, alors même qu’il ne pouvait pas voir ce qui se trouvait derrière le sommet de la côte. Ce père de 42 ans, directeur d’une agence bancaire, n’avait pas le profil d’un inconscient…
La défense a également soutenu que Frédéric circulait sur un chemin privé et n’avait donc rien à faire là. C’est osé ! Comme en atteste le constat d’huissier, le chemin en question présente toutes les caractéristiques d’une voie présumée ouverte à la circulation : large de plusieurs mètres, sans panneau d’interdiction, ni barrière et, même, « carrossable », comme se plait à le dire le Ministère de l’Écologie.
Pire encore, la défense a prétendu que « circuler dans les espaces naturels est interdit, comme le rappelle la circulaire Olin » ! Paroles qui déclenchèrent de vives protestations dans la salle archi comble. Comme d’habitude, tronquer sciemment l’article premier de la loi Lalonde permet de faire croire qu’il est interdit de circuler sur les chemins.
Pas dupe, le Parquet est convaincu de la culpabilité de l’accusé, comme le rapporte le Midi-Libre (18/10) : "s’il voulait empêcher les véhicules de passer, il aurait dû mettre de la signalisation. Il a pris un risque et il ne semble pas réaliser qu’il est en partie responsable."
Heureusement, le rassemblement organisé en mémoire de Frédéric a permis de réchauffer un peu les cœurs. Plus d’une centaine de personnes ont répondu présent à l’appel lancé par la famille, soutenue dans son initiative courageuse par le moto-club MotoCHU34, la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) et le Codever. Les avis sont unanimes : « Nous ne sommes pas des lapins qu’on prend au collet. Il faut que la justice sanctionne sévèrement, sinon il y aura d’autres victimes ». Les pratiquants lancent également un appel à la tolérance et au dialogue entre les usagers de la nature, afin que de tels drames ne se reproduisent plus.
Les parents de Grégory, le jeune quadeur décédé l’an dernier dans l’Yonne dans des circonstances analogues (lire notre communiqué du 19/7/2006), avaient fait le déplacement pour rencontrer les parents de Frédéric, « les seules personnes qui peuvent vraiment comprendre notre douleur ».
Des dangers pour les autres usagers
C’est ainsi que la circulaire Olin du 6 septembre 2005 qualifie les randonneurs motorisés. Or, depuis fin 2004, on dénombre trois décès et près d’une dizaine de blessés graves dus à des obstacles non signalés du type barbelés. Combien de morts faudra t-il pour que le Ministère de l’Ecologie, les associations écologistes, ou encore les syndicats de propriétaires forestiers, si prompts à accuser les randonneurs motorisés de tous les maux, se décident à condamner ces pièges barbares ?[19/10/2007]
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patrice :
Ne faisons plus l'AUTRUCHE . Le mercredi 23 janvier 2008 - 17:48J'ai 46 ans et je roule dans le gard et l'hérault depuis 20 ans. j'ai eu deux fois de la chance la première fois c'était une chaine non signalée sur une piste sur la commune de sérignac ;une chute quelques contusions et une grosse frayeur. Mais plus grave,hasard ou habitude locale c'est un cable lui aussi bien entouré entre deux arbres à hauteur de gorge que j'ai évité de justesse grace au soleil couchant.
Ce cable se trouvait sur un chemin jouxtant un domaine viticole entre Carnas et st bauzille de Montmel dans l'Hérault.
Je m'étais alors contenté d'arracher ce piège en pestant contre l'assassin en puissance qui aurait par ce fait put tuer ou blesser n'importe quel randonneur'cavalier ou cycliste.Depuis je regrette de ne pas avoir déposé plainte.
j'ai toujours privilégié la courtoisie et le dialogue lors des quelques rencontres faites au hasard des chemins;
Maintenant j'évite tout contact tout en restant courtois ,mais je me déplace toujours avec GPS et appareil photo et croyez moi qu'au prochain'obstacle'je saurais précisément renseigner le lieu et les circonstances afin que la justice puisse faire son travail.
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Thierry :
Victime d'un fil de fer tendu Le vendredi 18 janvier 2008 - 16:49Pareil mésaventure m'est arrivé il y a quelques années. Alors que je circulais
à très faible allure dans un petit chemin du Loir-et Cher, j'ai littéralement été désarçonné par un fil tendu à environ 1,50 mètre du sol. Je ne dois mon salut qu'à la mentonnière de mon casque, qui a fait glisser le fil de fer vers le haut du casque, arrachant ainsi la visière. Seul ce jour là, j'aurai pu y rester...
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