La luxation traumatique de hanche
La tête du fémur sort de son logement du bassin – le cotyle – lésant par ailleurs le système de cohésion articulaire, le cotyle lui-même, l’artère nourricière de la tête fémorale, ainsi que diverses masses musculaires, vaisseaux et nerfs situés par là qui peuvent entraîner des pathologies secondaires spécifiques.
La prise en charge
Sur place, il faut conditionner, soulager et surtout vérifier l’absence de complication vasculaire – il y a parfois compression de l’artère fémorale. Ensuite, il faut évacuer rapidement – idéalement en hélicoptère – vers un service chirurgical afin de réduire cette luxation sous anesthésie générale.
La convalescence
L’immobilisation s’impose. Comme la surveillance des complications secondaires immédiates qui peuvent prendre la forme de troubles neurologiques, de phlébites, d’ostéo-nécrose – on arrête là ? Dans tous les cas, il faut être très patient et ne pas négliger la rééducation.
Les complications secondaires
C’est la coxarthrose secondaire d’évolution lente, l’ostéo-nécrose plus rapide. Dans les deux cas, ça mène à la pose d’une prothèse.
Avertissement concernant les attelles de genoux rigides
Comme dans le ski où la traumatologie fracturaire a été déplacée vers l’articulation sus-jacente, le genou, avec entorse, rupture appareil ligamentaire et ses conséquences ; dans la moto le port d’attelle de genou reporte les contraintes mécaniques brutales vers l’articulation sus-jacente, la hanche et les conséquences sont représentées par des sub-luxations aux complications secondaires non négligeables.
Aussi, le port de genouillères orthopédiques est pleinement justifié lorsque l’appareil ligamentaire est endommagé – rupture ligament croisé antérieur ou laxité importante –, alors que le port « préventif » sur un genou indemne peut être soumis à caution.
Bon, dans quelques années, je vous traiterai de la fracture du col fémoral en maison de retraite.
D’ici là, prenons du plaisir !
Docteur Dominique Albouy
www.amis.asso.fr