A dire vrai, seuls trois candidats ont répondu : Ségolène Royal, Philippe De Villiers et Frédéric Nilhous. Selon Charles Péot du Codever, Mme Royal « partage [notre] préoccupation de promouvoir la tolérance et la cohabitation entre usagers des chemins et des espaces ruraux ». Elle pense qu’« il est indispensable de protéger les espaces ruraux pour garantir leur pérennité ». Mme Royal précise que la nécessaire protection ne doit pas être un prétexte pour « transformer ceux-ci en parcs ruraux hyper réglementés où les usagers seraient strictement canalisés ». La lecture du programme de la candidate n’apporte rien de plus. On n’y trouve aucune proposition nous concernant directement, et pas grand-chose sur le monde rural, à part peut-être l’encouragement des agro-carburants.
Deuxième candidats à avoir répondu, Philippe de Villiers affirme : « Les usagers des pratiques de loisir vert doivent pouvoir pratiquer librement leur sport dans le respect de l’environnement ». M. De Villiers précise qu’il s’ « oppose à l’idéologie écologiste qui vise a sanctuariser les espaces ruraux comme si les hommes n’y avaient pas leur place ». Pas mal . Et d'ajouter : « En Vendée, j’ai voulu rendre accessible ce type de pratiques sur tout le territoire a l’exception des Espaces Naturels Sensibles (NdR : 2000 ha en Vendée(1)) qui sont nécessiteux d’une protection environnementale particulière ». La lecture de son programme nous apprend que M. De Villiers compte faire de la France « le premier pays producteur de pétrole vert », et qu’il est un fervent défenseur du monde rural, et des agriculteurs et chasseurs en particulier.
Enfin Frédéric Nihous, candidat de Chasse, Pêche, Nature et Tradition précise : « L’utilisation des espaces naturels par les pratiquants de loisirs motorisés est une réalité s’inscrivant dans le respect de la circulation des personnes ». Se posant en grand défenseur de la ruralité – il espère la création d’un ministère dédié. Il ajoute : « les conflits d’usages avec les autres utilisateurs peuvent se régler sur le terrain, par le dialogue et la concertation sans avoir besoin d’ostracisme gouvernemental ! ». Côté programme, le candidat Nihous est le seul à dénoncer la mise en place peu démocratique du réseau Natura 2000 ainsi que la notion floue de « perturbation » qui permet souvent de justifier des contraintes drastiques (par exemple, l’organisation des enduros en souffre). Enfin, comme il le rappelle dans son courrier, Frédéric Nihous est effectivement le seul candidat ayant appelé les chasseurs et les ruraux à signer la pétition du Codever. CH. Peot et BS