Quel spectacle !
Au départ du samedi, sous les averses, les pilotes ont veillé à protéger de la pluie de leurs masques et les commandes et leviers de leurs motos. En grand spécialiste des courses boueuses, Simone Albergoni (ITA-KTM) a misé sur son expérience dans ces circontances extrêmes et il a logiquement brillé dès les premiers chronos du matin dans la catégorie ENDURO 1. Mais d’une spéciale à l’autre, les conditions dantesques ont été à l’origine de nombreux rebondissements. Albergoni perd du terrain et rétrograde finalement à la troisième place, battu pour 8 centièmes par le fougueux Antoine Méo (FRA-HVA). L’autre animateur Français de la catégorie, Fabien Planet (FRA-KTM) a joué au yoyo au classement pour terminer 4e, devant son compatriote Julien Gauthier (FRA-HM). En s’imposant avec 25 secondes d’avance, Mika Ahola (SF-HM) prouve qu’il est aussi rapide sur le sable finlandais que dans la boue slovaque.
En ENDURO 2, première catégorie à ouvrir le tracé slovaque, la course s’est autant jouée en liaison qu’en spéciale dans les premières heures. Les leaders ont compris qu’en roulant vite en liaison, il se présenteraient en premier à l’entrée des spéciales et profiteraient d’un terrain vierge offrant plus d’adhérence. Cette fine stratégie paye pour Bartosz Oblucki (POL-HVA) dans les spéciales glissantes du matin puisqu’il prend les commandes de la course. Il ne va les laisser à Johnny Aubert (FRA-KTM) que dans l’ultime spéciale extrême, où il part à la faute sur un franchissement de rondin. La victoire est pour le Français, 10 secondes plus rapide qu’Oblucki. Le reste de la catégorie est à une minute, avec Joakim Ljunggren (SWE-HSB) troisième et Juha Salminen (SF-BMW) quatrième.
À Puchov, avec de nombreux abandons, on rencontrait autant de pilotes dans le paddock qu’en spéciale. Si la course a été particulièrement ardue pour les forçats de l’ENDURO 3, Christophe Nambotin (FRA-GAS) a pris du plaisir tout au long de la journée. Certains diront qu’il s’agissait d’un temps pour les froggies, mais Nambotin a franchement dominé son sujet, en témoignent ses 67 secondes d’avance. Samuli ARO (SF-KTM) prend la deuxième place. La troisième marche du podium a été l’occasion d’un duel inattendu entre Stefan Svitko (SVK-KTM) et Marcus Kehr (GER-KTM) à l’avantage du slovaque sur ses terres. Notez que Ivan Cervantes (ESP-KTM) doit se contenter de la cinquième place, devant un Sébastien Guillaume (FRA-HVA) en proie à quelques problèmes de concentration depuis sa chute en Finlande une semaine auparavant.
Christophe NAMBOTIN : «Dès le départ on savait que ça allait être difficile. Je suis content d’avoir été rapide dès le début. Ma femme est restée seule à la maison, car je vais être papa dans quelques jours. Moi je gagne ici, c’est vraiment super. C’est pour eux que je me suis donné toute la journée. C’était vraiment dur de rester concentré dans toutes les spéciales. L’avant dernière a failli me coûter la journée, j’ai du terminer avec un guidon tordu. Mais au final je suis vraiment content. »
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