Suzuki 125 RM



Les spécialistes interrogés sont unanimes, la Suzuki 125 RM vieillit bien. Attention quand même à la boîte et l’embrayage avant 2004.

Ce qu’on en disait…
En 2004 : les bas régimes ne sont pas bien remplis et la puissance arrive brutalement. En revanche après, c’est solide même si l’allonge est un peu limitée. Bonne motricité de l’amortisseur, bonne progressivité de la fourche, mais l’ensemble manque de stabilité sur les gros freinages et les portions rapides.
En 2005 : il manque un peu de coffre et ce n’est pas le plus souple. Il prend des tours mais la force n’y est pas. Avec son guidon moyen, une fourche ferme et un gros garde-boue avant, la RM réclame de l’habitude et n’est pas des plus maniables. Difficile de piloter relax quand la fourche manque de progressivité. L’amortisseur travaille convenablement.
En 2006 : On navigue dans les bas régimes sans se soucier de l’embrayage. La puissance est satisfaisante, mais ça manque d’allonge. L’avant grossier donne une impression camionesque. La fourche n’est pas toujours précise, tout cela est moyen dans les épingles. Elle cogne sur les réceptions et n’est pas rassurante dans les trous à pleine vitesse.
En 2007: le moteur répond présent dès que la poignée de gaz tourne un peu et il est très efficace dans les relances étriquées. Le silencieux dégage un bruit aigu déplaisant. Ce n’est pas le plus coffreux et son allonge limitée oblige à jouer avec le sélecteur. Le gros garde-boue et la mousse de guidon imposante donnent une impression de lourdeur peu engageante dans les virages. Sa fourche dure ne permet pas de virer aussi rapidement qu’on le souhaiterait. L’amortisseur exagérément souple et la fourche dure engendrent un déséquilibre aussi bien dans les parties défoncées que sur les sauts.

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Jacky Nitard de Pyramides Motos (04 90 38 18 22)  et Marc de SCM Motos (05 55 87 02 28)
En 2003, il y avait une usure prématurée des cloches d’embrayage.
En 2006, nous avons appris en réunion qu’il y avait eu deux cylindres explosés. Ils ont dû bouffer du sable mais j’avoue que sur le coup, nous avons eu peur. Pour ces nouveaux modèles, ils venaient juste de réduire le taquet qui empêche au segment de tourner. Heureusement, il n’y a pas eu d’autres cas. En toute sincérité, à part ça, depuis 2003, il n’y a pas de soucis. J’avoue qu’il y a eu des tares sur certains millésimes mais pas après 2002. Comme sur toutes les marques, je conseille de contrôler les roulements, notamment celui du bras oscillant et des biellettes.
Un changement de bielle est préconisé en gros toutes les 70 heures.
En 2003, il y a eu quelques boîtes de vitesses cassées.
En 2004, il y a eu une évolution. Le ressort de barillet de sélection a été changé afin d’améliorer la fiabilité.

Les essais • 2004 : MV 356 C • 2005 : MV 367 C • 2006 : MV 379 C • 2007 : MV 390 C

Caractéristiques :  monocylindre 2T à refroidissement liquide, valves à l’échappement – alésage x course : 54 x 54,5 mm – cylindrée : 124,8 cm3 – alimentation : carburateur Mikuni TMX Ø 38 mm – boîte : 6 rapports – démarrage : kick – cadre : simple berceau dédoublé en acier, boucle arrière démontable en aluminium – fourche : Showa inversée Ø 47 mm, déb. 310 mm, double réglage – amortisseur : Showa, déb. 310 mm, quadruple réglage – disques AV/AR : Ø 250/240 mm – empattement/garde au sol :1450/350 mm – hauteur de selle : 950 mm – poids vérifié tous pleins faits : 100,8 kg – réservoir : 8 litres

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Suzuki 125 RM

Suzuki 125 RM

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