Tomac : « Gagner le million ! »



 

Quel est ton programme à quelques jours de la Monster Cup ?

Je suis arrivé en Californie et j’ai fait un peu de testing avec le team, et ensuite nous partons jeudi pour Las Vegas.

 

Qu’as-tu fais ces dernières semaines, tu as pris un peu de vacances ?

Oui, on s’est reposé un peu après le MXGP de Floride et nous avons repris le cours normal des choses, comme d’habitude. J’ai commencé à rouler un peu en supercross. J’ai même pris une journée de fun à rouler sur des deux temps. Depuis, j’ai fait deux grosses semaines sur le circuit de SX et je sens que le « flow » est revenu assez rapidement, je suis très excité à l’idée de faire la Monster Cup ce week end.

 

Tout le monde dit que tu vas y aller à fond et que ton objectif, c’est le million de dollar. Vrai ?

(Rires) Çà serait génial, et c’est clairement quelque chose que je vais essayer de gagner ! Chaque année, je donne tout ce que j’ai, mais je sens que j’ai de bonnes chances de le gagner cette année, si on arrive à faire trois bons dépars. Vu comme s’est terminée la saison dernière, je pense qu’on a une bonne base de réglage pour le SX à présent.

 

Tu as vu les plans du circuit, qu’en penses-tu ?

On peut avoir une idée de quelques lignes ici et là, mais on ne sait jamais vraiment avant d’arriver sur la piste. C’est d’habitude une piste fun pour nous à cause de la vitesse et je sais qu’il y a toujours eu de belles batailles ici. Je pense que cette année sera une bonne année.

 

Le circuit de la Monster Cup est unique dans le sens où il est rapide et qu’il n’est pas très technique au niveau des whoops. C’est bon pour toi ?

Cela va probablement resserrer le niveau. Comme sur toutes les pistes, un pilote peut être excellent sur un partie et moins bien dans une autre. La Joker lane peut faire la différence, elle est un avantage cette année. L’année dernière, elle était plus lente, donc on la prenait plutôt en fin de course.

 

Tu en penses quoi de la Joker lane ? C’est nul ? C’est bien ? C’est marrant ?

Je pense que le plus difficile est de se souvenir qu’il faut la prendre ! Il y a eu quelques erreurs là-dessus les années précédentes. Il faut rester concentré.

 

Et le format de trois manches ?

Ça fait de belles courses, ça change un peu. Si tu as une mauvaise manche, tu peux te refaire. Cela crée de l’intensité, car les manches sont un peu plus courtes. C’est un sprint, cela reste un gros effort, mais je suis en forme. Les autres années, même en 2015 quand j’étais blessé, j’ai pris du plaisir sur cette course.

On revient un peu en arrière avec cette fin de saison MX, tu as remporté le titre AMA, et bien roulé au MXGP de Jacksonville.

J’ai eu le sentiment que cette saison de motocross était une revanche sur ma saison de supercross. C’était tellement serré (avec Ryan Dungey, ndlr). On a tout donné et on l’a fait. Les dernières courses, il a fallu gérer un peu, peut-être qu’on a trop géré. Quoi qu’il en soit, à la fin, on a eu ce gros trophée avec le numéro 1 dessus. Affronter les pilotes de GP a été cool aussi.

 

Parles nous de tes courses contre Jeffrey Herling. Cela a fait couler beaucoup d’encre aux USA.

A Jacksonville, c’était sablonneux et je n’ai pas trop l’habitude de rouler dans le sable. Il n’y a que Southwick qui y ressemble. J’ai vraiment galéré le samedi aux manches qualificatives. Pour le dimanche, je me suis dit qu’il fallait qu’on change des trucs, on s’est rapproché des bases de réglages de Southwick et j’ai retrouvé de la vitesse, ce qui m’a permis de gagner la première manche contre Herlings, Cairoli et tous ces pilotes. Je dirais que ces pilotes ont vraiment passé un cap en motocross. C’est bon de voir qu’il y a des talents tout autour de la planète.

 

Le duel US contre MXGP en motocross existe depuis les années 70. Tu penses que cette esprit de compétition est bon pour le sport ?

C’est une bonne chose pour tout le monde. Je pense que chacun de nous a de bons et de mauvais jours et que tout le monde peut gagner dans un bon jour. C’est très serré aujourd’hui, et cela va me donner la motivation de continuer à m’entraîner pour atteindre le niveau supérieur.

Interview Eric Johnson, adaptation Jordan Labbé

 

 

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