Story : Stewart au paradis du SX !



Il y a dix ans, à l’issue de sa troisième saison en SX 450, James Stewart s’offrait le premier de ses deux titres. Porté disparu depuis des mois, JS7 qui n’a jamais officiellement annoncé sa retraite sportive a pourtant stoppé toute forme de communication. À travers cette petite story de ce lundi 7 août, numéro officiel de l’Américain, nous tenions à revenir sur la plus belle saison SX de sa carrière.

Après trois ans passés au guidon de sa 125 KX d’usine pour se faire les dents chez les pros entre 2002 et 2004, deux titres SX et deux autres décrochés en outdoor, James Stewart change d’univers en 2005. Couvé par l’usine Kawasaki depuis toujours, annoncé comme une future vedette avant même d’avoir posé ses fesses sur un 1/8 de litre, le Floridien est attendu au tournant. Ses débuts seront finalement plus compliqués que prévu… Face à Carmichael, Reed, Larocco, Windham et Vuillemin, JS montre très vite sa vitesse de pointe, mais également son excès de confiance. À tout juste vingt ans, sa fougue l’envoie à l’infirmerie dès le second round de Phoenix. Absent des neuf épreuves suivantes, il signe un come-back remarqué chez lui à Orlando en s’offrant le premier podium de sa carrière (3e) derrière Reed et RC. Une semaine plus tard, il ouvre son compteur à Irving avant de s’imposer à Seattle puis Houston. Seulement dixième du classement final en raison de sa blessure, tout le monde à bien compris que le garçon n’avait pas mis bien longtemps à comprendre sa nouvelle 250 KX. Après un championnat outdoor lors duquel il se blesse également, Stewart s’apprête de nouveau à changer de cylindrée pour 2006. La 450 KX-F est prête pour faire ses grands débuts en SX et l’Américain passe tout l’hiver à s’adapter aux contraintes du pilotage 4T.

Ouverture gagnante !

Le sept janvier, JS7 ne fait pas de détail et s’impose à Anaheim avec neuf secondes d’avance sur Chad Reed et plus de quarante sur Carmichael. La fusée Bubba semble en orbite, les podiums s’enchaînent. Après six rounds et un nouveau succès à San Diego, il occupe la seconde place du provisoire en ne comptant que onze petites unités de retard sur Carmichael. Une semaine plus tard, James se loupe à Saint Louis (17e), perd de gros points et laisse Reed prendre les commandes du championnat devant RC lui aussi malheureux ce soir-là. À neuf courses de la fin, les trois hommes se tiennent en dix-sept points à l’avantage de l’Australien. Cette fin de saison 2006 est passionnante. RC gagne trois fois, Bubba à cinq reprises et Reed s’impose seulement à Irving. Carmichael est finalement sacré avec deux points d’avance sur Stewart et Reed ex-aequo avec 336 unités. Vice-champion pour avoir gagné plus de finales que l’Australien, Stewart est d’ores et déjà annoncé comme le grand favori pour la saison 2007. Une année lors de laquelle Ricky Carmichael ne disputera que sept courses d’adieux. En dépit d’un outdoor 2006 lors duquel il alterne l’excellent et le moins bon (4e), le jeune officiel Kawasaki conserve une cote énorme.

En orbite…

Le six janvier 2007, Stewart a vingt-deux ans quand il place sa KX-F derrière la grille d’Anaheim. En pleine confiance, déjà vainqueur de onze finales chez les grands en une saison et demie, il débute son année de la meilleure des manières. Meilleur chrono des essais une seconde pleine devant Carmichael, vainqueur de sa série avec plus de vingt secondes d’avance sur Byrne, il ne tarde pas à donner le ton. En finale, il reste sur le même rythme : holeshot, tous les tours en tête et un succès facile avec une marge de dix secondes sur RC et de 32 sur Reed. Cette entame parfaite le place en position idéale. Attendu au tournant, l’Américain prouve qu’il a désormais les reins solides pour assumer son statut et gérer la pression d’un premier titre 450. Le festival Bubba peut donc débuter… Et plus rien ni personne ne pourra entraver la marche en avant de la tornade floridienne. Une semaine plus tard à Phoenix, il trouve l’ouverture sur Carmichael après sept tours avant de contrer le champion en titre jusqu’au bout. De retour à Anaheim pour le troisième round du championnat, il relègue Reed à treize secondes après avoir mené les vingt tours de la finale. Avec 75 points sur 75, son entrée en matière est idéale. Si Carmichael stoppe la série de Bubba à San Francisco (2e), l’officiel Kawasaki remet très vite les pendules à l’heure en dominant A3 puis Houston. Son moins bon résultat de la saison interviendra lors de l’épreuve suivante de San Diego. Vainqueur de sa série, James boucle le premier tour de la finale en troisième position avant de prendre les commandes à l’entame du quatrième tour. Reparti en huitième position, il échoue finalement à la cinquième place. Au soir de ce septième round de la saison, JS7 mène la danse avec douze points d’avance sur Chad Reed vainqueur ce soir-là à San Diego. La suite de l’année ne sera qu’une simple formalité pour l’officiel Kawasaki. Il remporte huit des neuf dernières épreuves, laissant juste Saint Louis à Carmichael qui profite de l’occasion pour gagner la quarante huitième et dernière finale de son incroyable carrière.

Au sommet de son art !

Cette saison 2007 restera donc à jamais la plus belle de la carrière de James Stewart. Seuls McGrath et Carmichael (cf. encadré) ont réussi à gagner une finale de plus que lui sur l’ensemble d’une saison. Il y a dix ans, JS7 était tout simplement au sommet de son art, un état de grâce qu’il retrouvera également en 2008 en remportant toutes les manches et toutes les épreuves du championnat MX 450. Un an plus tard, pour sa première saison en bleu chez Yamaha, il s’offrira de nouveau une saison de haut niveau pour décrocher son second titre SX après un duel épique face à Chad Reed. Derrière si l’Américain a encore remporté la bagatelle de quatorze finales 450, il n’a plus réussi à gagner le moindre championnat malgré un talent toujours aussi inégalable. Âgé aujourd’hui de 31 ans, absent de la scène US cette saison sans pour autant avoir officiellement annoncé la fin de sa carrière, James Stewart a probablement dit adieu au SX US le 27 février 2016 à l’issue de la finale d’Atlanta. Il restera à jamais une icône de notre sport, actuellement deuxième meilleur “performer” de tous les temps en termes de victoires en finales de SX US derrière Jeremy McGrath.

 

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