Seewer : « Objectif MXGP 2018 ! »



Dans quelques jours, Jeremy Seewer sera au départ de son GP de Suisse. Actuellement à la lutte pour le titre mondial MX2 face à Pauls Jonass, l’officiel Suzuki rêve de s’imposer à domicile. Rencontre avec un garçon qui sera au départ du MXGP en 2018, toujours au guidon d’une Suzuki, mais avec une 450 RM-Z 100% factory.

Tu es lié à Suzuki depuis toujours, et tu as signé avec eux jusque fin 2019, c’est une vraie histoire d’amour ?

« C’est la faute de mon père ! Son héros était Roger de Coster, et il a roulé à un bon niveau en Suisse sur des Suzuki, rien que des Suzuki. J’ai commencé sur un pee wee comme tout le monde, mais dès que je suis passé en 65 c’était sur une Suzuki et dès que j’ai commencé à faire des résultats, l’importateur m’a aidé si bien que je suis toujours resté fidèle à la marque. J’ai eu plusieurs offres d’autres constructeurs mais Suzuki a toujours cru en moi, m’a toujours aidé et il n’y avait pas de raison de changer. »

Quand as-tu intégré le team officiel ?

« En 2011, on se débrouillait avec mes parents et nos sponsors au sein de notre petit team quand Teillet s’est blessé si bien que le team m’a proposé de rouler avec sa moto au MX des Nations. C’est là qu’a vraiment débuté notre relation. »

Aujourd’hui Stefan Everts dirige le team après tant d’années où c’était Sylvain Geboers le boss. Ca se passe comment pour toi ?

« Quand la nouvelle de l’arrivée de Stefan a été officialisée, j’avais déjà signé avec Suzuki sans être au courant de ce changement. On ne savait pas trop à quoi s’attendre, tout le monde parlait de Stefan en bien ou en mal, au sein du team comme à l’extérieur mais j’ai toujours adopté une position neutre, ne tenant pas compte de ce qui se disait en attendant de voir par moi même. En fait, ça se passe super bien. C’est sûr que Stefan est spécial car la seule chose qui l’intéresse, c’est de gagner, mais ça tombe bien car j’ai le même état d’esprit. Je ne cherche jamais de fausses excuses, je suis toujours franc et honnête et Stefan aime cela si bien que notre entente est parfaite. On se comprend bien, on s’entend bien. C’est pour cela que j’ai signé pour les deux prochaines saisons avec lui pour passer en MXGP. »

L’an prochain, tu vas franchir le pas. Tu regardes un peu ce qui se passe dans cette catégorie ?

« Oui bien sûr, et je dirais que le niveau est vraiment très relevé. Quand tu compares les chronos du MX2 et du MXGP, les écarts ne sont pas très importants, que ce soit à l’entrainement en Belgique ou en course. Mais en course, ça se bat très fort en MXGP, même au delà de la dixième place pour le moindre mètre. En MX2, ce n’est pas aussi intense. Ce sera intéressant de voir comment cela va se passer pour moi, mais ce challenge MXGP est excitant. J’ai commencé à rouler avec la 450 à l’entrainement, ça me plait beaucoup mais j’ai vu qu’il allait falloir que je travaille ma condition physique cet hiver ! »

Quand on te voit sur un circuit tu es toujours calme et souriant. C’est pareil quand tu mets le casque ?

« Pas tout à fait, sinon je n’obtiendrais pas les résultats que j’ai ! Je devrais sans doute être un peu plus agressif parfois, mais c’est aussi un point fort d’être consistant et de ne pas s’énerver et faire des erreurs. J’aime beaucoup ce que je fais et c’est aussi pour cela que je suis souriant. Quand j’étais gamin, je rêvais de faire les GP. Aujourd’hui j’y suis et je me bats pour le titre mondial, c’est super ! »

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