KTM dit stop à l’EnduroGP ?



La rumeur n’en est plus une : Fabio Farioli, le team manager KTM et HVA en enduro nous a bien confirmé que le constructeur autrichien envisage de se retirer de l’enduro mondial si rien n’est fait rapidement par la FIM pour faire évoluer le championnat.

La rumeur était dans l’air depuis cet été (ISDE) et n’a fait qu’enfler lors du GP d’Angleterre disputé le week-end dernier. Ce matin notre confrère italien GP enduro lançait le pavé dans la mare en annonçant sur son site internet que KTM et HVA pourraient bien se retirer du mondial dès la fin de saison 2017, « officialisant » ainsi par voie de presse la mauvaise nouvelle. Un coup de fil à Fabio Farioli nous laissait espérer en partie le contraire. Il n’en est rien. Ce dernier, manager sportif de l’enduro au sein du groupe KTM (incluant Husqvarna) confirme que le groupe autrichien évoque cette éventualité avec sérieux.

Fabio Farioli se dit personnellement fatigué par la situation et soutient à 100 % la décision de son employeur. © JM Pouget

En cause, un championnat qui n’a pas évolué suffisamment dans sa forme et dans sa promotion d’après Fabio Farioli. Et ce malgré la mise en place de l’EnduroGP en 2016, suivi de la réduction des catégories et l’ouverture du championnat du monde à diverses épreuves de masse (Païjanteen, Cross-country, Zschoppau… etc) depuis cette saison. KTM souhaiterait également que le championnat d’Europe d’enduro soit intégré au mondial, redonnant une chance aux jeunes et aux privés d’accéder au plus haut niveau. Ramenant aussi un plateau plus étoffé que lors des dernières épreuves où seulement une soixantaine de pilotes Elite étaient engagés. La FIM a dit non pour l’instant à cette éventualité, provoquant indirectement ce nouveau bras de fer avec la marque autrichienne qui désormais tape du poing sur la table.

Des parcs fermés désertés ces derniers temps en mondial comme ici au Portugal… © JM Pouget

On voit pourtant mal KTM se dégager de l’enduro, une discipline qui lui a amené tant et tant de lauriers depuis des décennies. Mais également apporté un nombre considérable de ventes, participant ainsi massivement à l’expansion d’un groupe désormais quasiment au sommet de l’off-road mondial. Ce à quoi répond Fabio Farioli en indiquant que KTM n’arrêterait pas l’enduro mais se consacrerait à des courses diverses et variées. On pense aux épreuves de masse comme Le Touquet ou le Trèfle Lozérien en France, mais aussi les enduros extrêmes comme l’Erzberg et ses avatars.

Cette décision de KTM, si elle s’avère définitive, pourrait entraîner un désengagement de nombreux partenaires, mettant ainsi un sérieux coup de frein au développement de la discipline. Un désintérêt de la part du public aussi. Pour l’heure, KTM se réserve un temps de réflexion, jusqu’à mi-octobre, soit une semaine avant la finale en Allemagne disputée les 21 et 22 octobre (Zschoppau). Un temps de réflexion qui sonne comme un gros coup de pression sur les instances dirigeantes de la FIM, la FIM Europe et leurs commissions enduro respectives. Affaire à suivre donc…

 

 

6 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. C’est très bien.
    Pour ma part et bien d’autres, en tant que spectateurs… Ça nous fesait plus rêver…😡👎
    Depuis 2004 que je me déplace au mondial en France (sauf celui de Brignoles ) je me suis toujours régalé !!
    Cahors… Hormis le talent des pilotes je me suis pas retrouvé.
    Et depuis je suis désintéressé…
    La FIM faites machine arrière avant de vous retrouver à jouer au Scrabble !!

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  2. Il devait faire exactement pareil en mondial motocross qui va extrement mal avec l’arret de tops teams et surtout le fait que certains tops pilotes ne trouvent pas de guidon avec cette fameuse loi pourrie des 23 ans. Il ya un moment ou les teams devraient tirer dans le même sens pour l’intérêt de la discipline et leurs intérêts. Car a cette allure là le MXGP disparait dans 5 ans et l’enduro n’a pas l’air de ce porter mieux.
    Dehors luongo et ces censsues qui s’accrochent au détriment du sport

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