CDF Enduro : Réquista ce week-end



C’est la reprise pour le championnat de France d’enduro ce week-end à Réquista dans l’Aveyron. Avant-dernière épreuve de la saison sur les terres qui ont accueilli le mondial en 2015. ça promet !

Alors que le pouls de l’enduro Français commence à peine à retrouver un rythme raisonnable, après une folle semaine de compétition qui a vu les équipes de France dominer, sur leurs terres, la scène mondiale à l’occasion des ISDE, le championnat de France d’enduro 24MX va reprendre ses droits dès le week-end prochain. C’est l’Aveyron qui, grâce à l’ultra-dynamique équipe du Requista Moto Sport, accueillera cette 4ème et avant-dernière épreuve du championnat. Comme a son habitude, l’équipe de bénévoles réunis autour de leur président Kevin Pages n’a pas compté ses efforts et offrira aux pilotes un parcours 100% inédit qui les plongera au coeur de la vallée du Tarn. Et quand on connait la beauté des paysages de ce coin de France et la qualité de ce Moto Club, on peut s’attendre à une épreuve qui fera date.

Les aveyronnais n’en sont pas à leur coup d’essai. Avec à leur actif l’organisation d’une épreuve du championnat de France en 2012 et d’une finale de championnat du monde en 2015, ils sont aussi présents tout au long de l’année aux cotés d’autres organisateurs pour partager leur passion et leur expérience et sont aussi très présents auprès des collectivités locales. Pas mal pour une association dont la moyenne d’âge avoisine les 25 ans !

Le profil du parcours : (Elite : 3 tours / Nationaux : 2 tours)

Heure du premier départ : 8h00

Départ – Paddock A – Requista (GPS – 44°02’15.88 / 2°31’21.97 )

Spéciale 1 – St Jean Delpous (GPS – 44°01’59.50 / 2°33’35.11 ) : Spéciale banderolée sur un terrain très vallonnée – rapide – Durée estimée : environ 6 minutes

CH 1 – Réquista (GPS – 44°02’15.88 / 2°31’21.97 ) – CH unique – Ravitaillement

Spéciale 2  – Départ (GPS – 44°01’14.10 / 2°33’35.11 ) Arrivée (GPS – 44°01’16.02 / 2°32’31.56 ) : Spéciale en ligne très variée. Passages en sous-bois et prairies. Durée estimée : environ 6 minutes

Spéciale 3 – Requista (GPS – 44°02’23.49 / 2°31’35.68 ). Spéciale banderolée Durée estimée : environ 5 minutes

Pré-Finish – Arrivée – Réquista

Jérémy Tarroux défendra sa place de leader de l’E1. © JM Pouget

Catégorie E1 :

Il y a longtemps qu’il attendait une saison avec autant de réussite qu’il le mérite. Le tarnais Jérémy Tarroux est en bonne voie pour signer cette année un carton plein. Au guidon de la 250 Sherco, il a remporté toutes les classiques de la saison et est fraichement couronné du titre de champion du monde par équipe. Il ne lui manque plus qu’un titre de champion de France qu’il fera tout pour atteindre. En tête de la catégorie E1 avec 29 points d’avance, seuls Julien Gauthier (Yamaha- B2R) et Jérémy Miroir (Husqvarna) sont mathématiquement en mesure de bousculer ses plans. Miroir sera justement à surveiller de près. En progression sur cette fin de saison, le nouveau venu chez les Elites n’a pas de complexes et pourrait aller chasser la seconde place du provisoire en comblant les 6 points qui le séparent de Gauthier.

Loïc Larrieu est en bonne voie pour le titre E2. © JM Pouget

Catégorie E2 :

Chez les E2, si l’issue de la course à la victoire ne laisse que peu de place au suspens, la faute à un Loïc Larrieu (Yamaha-Outsiders) qui domine outrageusement ses concurrents cette saison, la bagarre pour les accessits laisse entrevoir des scenarios beaucoup plus divers. La liste des pilotes à viser les plus hautes marches est prestigieuse. Jérémy Joly et Pierre Vissac, tous deux aux couleurs du fabricant italien Beta, sont au coude-à-coude, avec une seconde place occupée par Vissac pour 2 points seulement devant son co-équipier. Un bémol tout de même, Vissac s’est blessé à l’épaule lors des ISDE et l’on ne sait pas s’il sera totalement en mesure de défendre cette position. On peut s’attendre aussi à voir Manu Albepart (Yamaha-Ridercamp) venir jouer les arbitres dans le duel entre les rouges. Toujours surprenant, l’auvergnat n’est jamais très loin d’un podium sur lequel il a déjà posé ses bottes à deux reprises cette saison.

Malgré sa main cassée (et fraîchement opérée !), Christophe Nambotin vient défendre sa place en E3. © JM Pouget

Catégorie E3 :

En E3, on avait retrouvé avec plaisir Mathias Bellino (Husqvarna) à Bar-Sur-Seine. Ce dernier était parvenu à stopper la série de victoires de Christophe Nambotin (KTM) en remportant le doublé, juste devant le normand. Malheureusement, il s’est blessé à l’épaule il y a quelques semaines et ne participera pas aux deux dernières épreuves. La voie vers le sommet du podium semblait donc de nouveau libre pour Nambotin. Reste à savoir si sa blessure à la main contracté lors des ISDE lui permettra de prendre le départ, rien n’est moins sûr. Cette incertitude pourrait pesait lourd sur le classement et profiter à Romain Dumontier (Yamaha), qui occupe le second rang du classement provisoire. Il possède une confortable avance de 23 points sur le troisième de ce classement, Anthony Geslin (Beta).

Catégorie Junior :

Dans la catégorie des jeunes, on ne prendra pas le risque d’un pronostic trop hâtif. Si Thomas Dubost (KTM) a endossé le statut de favori logique, fort de sa première place au provisoire et de ses 9 points d’avance, l’expérience a montré que l’échiquier de la catégorie junior était sans cesse bousculé. Hugo Blanjoue (EEAT-Yamaha) ou Kirian Mirabet (Sherco Academy) vont tout faire pour se créer, sur les spéciales aveyronnaises, des opportunités de revenir sur l’officiel KTM, avec en ligne de mire ce titre de champion de France si convoité. Il subsiste cependant un doute sur la participation de Mirabet à cette épreuve. L’espagnol n’a pas participé aux ISDE pour préserver son genou. Si cela devait le contraindre à renoncer à prendre le départ à Requista, la liste des candidats à un podium final deviendrait alors très ouverte.

Catégorie féminine :

Du coté des femmes, et à l’opposé de ce qui se passe chez les juniors, les cinq premières positions du classement provisoire n’ont jamais évolué depuis le début de la saison. Ce classement est dominé par la pilote australienne Jess Gardiner (Yamaha), qui n’a jamais réellement été inquiétée. Cependant, elle s’est blessé à un doigt qu’elle s’est brisé en début de compétition lors des ISDE, et pourrait être diminuée par cette convalescence. Si c’est le cas, des filles telles que Samantha Tichet (Yamaha), actuelle dauphine de Gardiner, ou Juliette Berrez (Yamaha) pourrait en tirer profit. Connaissant le niveau de résilience de l’australienne, la tâche ne sera, dans tous les cas, pas aisée.

Source FFM

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