Nouveau MV : l’édito du chef



Chaque mois, le directeur de la rédaction de MV vous livre son billet d’humeur. Il est question de journalisme et de sport en ce début d’année…

Pêchés capitaux
A l’heure de la bascule dans une année inconnue, on décerne souvent des récompenses, on revient sur les moments forts, brillants ou tragiques de la saison écoulée. On dresse aussi des constats et on essaie de se projeter. Concernant la projection, le staff d’MV est heureux de vous présenter votre mag préféré dans une forme inédite. L’apport d’une alimentation riche, autrement dit votre fidélité, nous conduit à présenter un Moto Verte étoffé et lustré avec désormais 164 pages et un dos carré pour vous permettre d’apprécier mieux encore photos et articles du mag. Pas de révolution mais une mise en page qui évolue et qui évoluera dans les mois à venir. Quelques surprises à prévoir également avec la mise en fabrique de nouveaux hors séries thématiques. Moto Verte se présentera en 2017 comme le vaisseau amiral brillant de notre pôle off road qui comptera à ses côtés Enduro by MV dont le succès se présente grandissant et MX Magazine, seul titre MX/SX en France, pour combler les passions de chacun. Au niveau récompenses et bilan, je vous invite à vous projeter (encore décidément !) sur nos Césars (page 108). Le palmarès vaut le détour et démontre, si c’était nécessaire, la bonne santé du TT en France et ailleurs. Mais tout n’a pas été rose en 2016. Et non… A notre humble niveau à MV, on doit reconnaître un pêché majeur, pour ne pas dire capital. Avoir osé vouloir exercer trop formellement notre métier de journaliste. Je sais, c’est grave mais je profite des fêtes pour demander pardon à nos souffre douleurs victimes de ces saillies journalistiques : Gautier Paulin et Jacques Bolle.

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Gautier, que nous avons mis en lumière depuis son plus jeune âge, n’a pas apprécié qu’on puisse s’interroger sur ses performances en 2016, qu’on puisse enquêter pour connaître les raisons de résultats mitigés, lui qu’on présente depuis pas mal d’années comme notre potentiel futur champion du monde MX. Nous aurions sans doute dû reconnaître que la Honda n’est pas faite pour lui, que son team manager est hors du coup, que c’est bien la malchance qui l’accable et rien d’autre. Pardon Gautier d’avoir voulu exercer notre droit de savoir et désolé de ne pas avoir réussi à te parler même si tu restes injoignable… Autre cible fétiche, Jacques Bolle, le président de la FFM, à qui on a osé reprocher son manque de communication dans le cadre de sa sélection (puisque c’est lui qui arbitre) des pilotes au MXDN. C’est vrai quoi ? Pourquoi aller justifier, comme le font tous les sélectionneurs de toutes les équipes nationales, le choix de tel ou tel sportif pour représenter son pays ? On aurait du se contenter de « passer le plat », de diffuser les infos officielles comme à la télé nord coréennes plutôt que d’essayer d’avoir des avis, des explications, un semblant de transparence. Information et commentaires ne font pas bon ménage vu de la FFM même si ces deux techniques enseignées dans les écoles font parti du rôle dévolu aux « journalistes ». Pardon Jacques pour ces excès et plus encore, pour les avoir défendu… Je cite mes deux souffres douleurs avec plaisir car ils sont plus sérieusement deux acteurs essentiels du paysage TT et deux personnalités qui ont apporté et qui continuent de porter bien hautes les couleurs de notre passion en donnant chacun dans un registre différent du lustre à la moto. Gautier ne cesse de donner du relief au MX par sa personnalité et ses performances (même si les planètes ne sont pas toujours alignées et même si on aimerait que sa communication soit moins policée) et on ne peut que lui souhaiter le meilleur cette saison. Jacques Bolle défend la moto avec rigueur et acharnement. Les voyants de son bilan sont au vert, le sport TT rayonne et alors qu’il aborde son ultime mandat à la tête de la FFM, on peut d’ores et déjà estimer qu’il aura été notre meilleur président sous la 5ème République. Si ça c’est pas du compliment ! Ca sent presque la brosse à reluire. Mais non, car un journaliste, c’est juste parfois (souvent !) honnête.

Bertrand Sanlaville
Directeur de la rédaction

NB : Pour célébrer 2017, on continue à vous inviter à nous envoyer une enveloppe timbrée au journal. En retour, on pousuit notre vide-grenier pour vous offrir un petit cadeau. Une manière de vous souhaiter une très belle année !

2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Effectivement beau billet d’humeur. Félicitations de rendre MV toujours aussi attractif. Je finirai par la devise du Canard « la liberté de presse ne s’use que si l’on ne s’en sert pas ».
    Bonne année journalistique (et autre)

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